Psych'Arts

Mardi 29 septembre 2009
- Publié dans : Psych'Arts
Le monde est vibration. Du coeur de l'atome aux sursauts gamma des supernovae, en passant par le son et la lumière, l'univers est un vaste ensemble de vibrations à différentes échelles (physiques et quantiques). De ce fait, nous sommes aussi assujettis aux vibrations. Dès la quatrième semaine, les sons peuvent être perçus par le foetus dans le ventre de la mère : sons internes (battement cardiaque, eau du liquide amniotique) mais aussi externes (timbres de voix, intensités, modulations)

C'est pourquoi j'ai eu l'idée d'établir un "profil sonore" de mes patients, afin de connaitre leur histoire sonore, et donc leurs sensibilités vibratoires. Pour chacun des sons écoutés, le patient donnera son ressenti, ses souvenirs, sans avoir à entrer dans l'analyse. C'est une forme d'acting reichien, où l'on réveille souvenirs et émotions en stimulant un symptôme ou une conséquence.

Le choix des sons n'a pas été aisé, car la culture ne devait en aucun cas intervenir (donc pas de musiques), l'un de mes patients étant animateur de soirées.

Voici le panel de sons que je compte utiliser (ordre à valider), de durée 1 minute :
  • battement cardiaque, 1 pulsation/seconde
  • battement cardiaque, 1 pulsation/seconde, avec bruits d'eau (simulation des sons intra-utérins)
  • battement cardiaque, 2 pulsations/seconde
  • battement cardiaque, 2 pulsations/seconde, avec essoufflement (stimulation de la sensation de fatigue physique)
  • bruit blanc (toutes les fréquences au même niveau, proche du bruit d'une cascade)
  • infra-basse : fréquence de 25 Hz
  • sur-aigus : fréquence de 18000 Hz
  • bruit de nature
  • bruits industriels


A partir de ce profil, je compte ainsi entrer plus profondément dans le ressenti, puis dans l'analyse, en fonction de ce que la personne m'indiquera.

Par amigainc
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Mardi 25 août 2009
- Publié dans : Psych'Arts
logo biopulse formation massage fuschia
Avignon - Paris
Bonjour,
intervenants

L'école BIOPULSE vous propose d'expérimenter et de développer des techniques spécifiques,
des sensations et le travail en groupe lié au toucher.
Dirigés par Renato Pappalardo, nos stages permettent d'aborder l'univers
du bien-être,
d'acquérir un savoir-faire dans le massage, de développer sa créativité et son intuition,
et d
'intégrer les qualités professionnelles du praticien.

Nous sommes heureux de vous présenter notre nouvelle NEWSLETTER.

Régulièrement, nous vous tiendrons informés des prochains stages et de l'actualité de l'école.

Toute l'équipe Biopulse vous souhaite un bel été indien.

 
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PROCHAINS STAGES
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SPECIAL RENTREE

> Formation Praticien MBE
 
prochainsstagesPROCHAINS STAGES
Stage MASSAGE ORIENT/Paris/25.26.27 sept 09
Ce stage fait partie des fondamentaux de l'apprentissage des massages-bien-être et permet d'acquérir les bases de manoeuvres essentielles issues des grands massages traditionnels d'Asie.
Sans engagement, ouvert à tous sans connaissances préalables. Tarif : 300€
Stage CORPS ENERGETIQUES/Avignon/12.13 oct 09
Ce stage propose d'approcher le travail de préparation des corps énergétiques de la méthode Panthrax, dans un déroulement spécialement adapté aux thérapeutes travaillant avec le corps.
Sans engagement, ouvert à tous sans connaissances préalables. Tarif : 380€
Stage BIODYNAMIQUE/Vers (30)/16.17.18 oct 09
«Le rayonnement du thérapeute" : 3 jours pour aborder le diagnostic, les protections du praticien, la connexion intérieure : inspiration et intuition ; la non identification et le transpersonnel.
Sans engagement, ouvert à tous sans connaissances préalables. Tarif : 380€
Détails - Demande d'info
Stage CALIFORNIEN/Paris/23.24.25 oct 09
Lors de ce cycle de formation nous aborderons des techniques plus élaborées au niveau des épaules et des bras, puis un travail spécifique du bassin et de ses différentes mobilisations, qui introduisent toute la dimension de soin "contenant" et "enveloppant" propre au massage californien d'origine.
Engagement sur 2 sessions : 23.24.25 oct et 4.5.6 déc 09
Ouvert à tous sans connaissances préalables. Tarif : 600€ les 6 jours
Détails - Demande d'info
Stage CALIFORNIEN "pro" / Avignon / 26.27.28 oct 09
Ce stage ouvert aux professionnels et aux praticiens certifiés propose d'une part, des séances de supervision et d'autre part, une compréhension plus détaillée des différentes couches (os, muscles, fascia, peau) pour amplifier l'effet relaxant de ce massage. Nous aborderons également le massage latéral rarement enseigné en France. Tarif : 400€
 
actualitesACTUALITES
JOURNEE PORTES OUVERTES/AVIGNON : vendredi 18 sept 09
à partir de 16h00, notre équipe sera présente à Soléïam, 13 rue du Bon Martinet, Avignon pour vous présenter les activités de l'école. L'occasion d'une première rencontre, de découvrir nos nouvelles formations et de participer à de micro-ateliers.

ATELIERS DECOUVERTE/AVIGNON - ouverts à tous
19 sept : Massage d'Orient et concept d'énergie - animé par Renato Pappalardo
24 oct : Massage Assis - animé par Alain Granger
P.A.F : 5€ l'atelier - Inscription obligatoire : 04 90 85 62 93 ou par mail

ATELIERS DECOUVERTE/PARIS - ouverts à tous
17 septembre 09 : Massage Occident et respiration
5 octobre 09 : Découverte et plaisir du massage au sol
22 octobre 09 : Lemniscate (le huit), un geste clé dans le massage
P.A.F : 8€ l'atelier - Inscription obligatoire : 06 26 97 77 20 ou par mail

JOURNEES DU MASSAGE/AVIGNON - ouvertes à tous
Lundi 19 Octobre : Massage Californien - animé par Renato Pappalardo
Lundi 16 Novembre : Réflexologie plantaire - animé par Christophe Charpin
Tarif : 60€ la journée - Inscription obligatoire : 04 90 85 62 93 ou par mail
specialrentreeSPECIAL RENTREE
FORMATION PRATICIEN MASSAGES-BIEN-ETRE
Formation de 200 heures ouverte à tous sur entretien, pour apprendre et intégrer les fondements de la pratique des Massages-Bien-Etre (cursus certifié par la Fédération Française de Massages-Bien-Etre).
Début des prochaines formations :
> Avignon : 12 sept 09 (complet) / suivante en mars 2010
> Paris au choix : 25 sept 09 / 23 oct 09 / 19 déc 09
Renseignements Avignon : 04 90 85 62 93 ou par mail
Renseignements Paris : 06 26 97 77 20 ou par mail
 
Par amigainc
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Mercredi 19 août 2009
- Publié dans : Psych'Arts
  • Hallucinations auditives : Anatomie du cerveau des schizophrènes (lire) FR
  • Hallucinations auditives : le sens caché des chansons étrangères (lire) FR
  • L'audition et la vision utilisent la même "boîte noire" du cerveau (lire) FR
  • Une "protéine de l'oubli" impliquée dans la perte de mémoire liée à l'âge (lire) FR
  • La magie du son (lire) FR
  • Anorexie : anxiété, peu de plaisir et perfectionnisme (lire) FR
  • La perception du toucher et du "moi" hors de son corps (lire) FR
  • Les gens dont le cerveau travaille beaucoup ne sont pas facilement distraits (lire) EN
  • Etude de l'impact de la musique sur de jeunes autistes (lire) EN
  • Plus le cerveau est imaginatif, plus il est intelligent ? (lire) EN
  • L'autisme modifie la perception du mouvement (lire) EN
  • Comment le bruit et le système nerveux interviennent dans les compétences de la lecture (lire) EN
  • Liens entre les gènes, le cerveau et le comportement des bébés (lire) EN
  • Scientifiques et cliniciens se rencontrent pour comprendre "Rain Man" (lire) EN
  • Le rôle des facteurs génétiques dans les troubles de l'attention et de l'hyperactivité (ADHD) des adultes (lire) EN
  • Un chercheur fait de la musique à partir des ondes du cerveau (lire) EN
  • Pourquoi les enfants choisissent plus facilement un jouet lié à leur sexe (lire) FR
  • Petite intro sur la musicothérapie (lire) FR
  • La reconnaissance des objets dans le cerveau activée par le simple toucher (lire) EN
  • Comment construire un plus gros cerveau (lire) EN
  • Apprenez à jouer du piano à l'oreille (écouter) EN
Par amigainc
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Mercredi 12 août 2009
- Publié dans : Psych'Arts
Lui Elle
Votre numéro de Chemin de vie est le CINQ. En conséquence vous êtes probablement attiré par les sensations fortes et l'aventure. Vous êtes très sociable et vous préférez de loin l'amusement aux discussions philosophiques interminables. Vous n'êtes pas particulièrement préoccupé par le lendemain et vous tracez votre retour avec un brin de chance. Malgré tout, même si vous aimez rire et vous amuser, vous vous posez également nombre de questions sur le sens de la vie. 

Les personnes ayant le CINQ comme numéro de chemin de vie sont en général assez versatiles. Vous avez un besoin vital de liberté et d'indépendance. Vous ne souhaitez pas poser des limites à votre vie et ne supportez pas la routine. Recherchant en permanence l'aventure et l'excitation, vous ne vous accomplirez jamais dans un travail répétitif et donc ennuyeux à vos yeux. 

Vos caractéristiques clés sont l'expansivité, la sociabilité, le côté visionnaire, aventurier et la soif de liberté. 

vous êtes en général très doué dans de nombreux domaines. A tel point, que cela peut parfois vous gêner dans vos choix ! Au final, pour pouvoir vous accomplir, il vous faudra planifier strictement votre vie et vos priorités. Très bon communicateur, vous n'aurez aucun problème à motiver les autres, mais n'attacherez pas toujours beaucoup d'importance aux objectifs à atteindre en eux-mêmes.

Vous aurez besoin de ne pas être limité dans votre action et vous rechercherez systématiquement l'aventure tant physiquement que psychologiquement... Car vous ne pouvez vous empêcher de vouloir avancer dans des chemins encore inexplorés, et vous ne résistez pas à la tentation de sortir des sentiers battus. Bref, n'hésitez pas, lorsque vous aurez le sentiment de sombrer dans la routine, à organiser des vacances au bout du monde ou à aller faire de l'escalade dans les Rocheuses! 

Votre but dans la vie est de profiter de la vie et de tirer le meilleur d'elle. Brûler la vie par les deux bouts et vivre des sensations fortes, sont en fait vos deux seuls leitmotivs... En tout cas, il vous faudra trouver un travail très stimulant si vous voulez réussir professionnellement. Faites attention à ne pas trop vous recentrer sur vous-même où vous pourriez faire preuve de trop d'indulgence et même apparaître parfois quelque peu apathique aux yeux des autres. Du coup, vous pourriez même passer pour un égoïste et pour quelqu'un de peu fiable. La clé pour vous est de parvenir à trouver un bon équilibre entre votre goût pour l'aventure et le nécessaire sens des responsabilités... les deux sont indispensables à votre bonheur.
Votre numéro de Chemin de vie est le NEUF, et sachez que ce numéro est hautement philosophique. Ainsi, vous avez une certaine propension à renoncer à vos biens matériels pour le bien de la communauté et des autres. 

Vous êtes considéré comme quelqu'un d'honorable, d'honnête et en qui on peut avoir confiance. Vous vous sentez affecté par la condition des autres et montrez beaucoup de compassion pour ceux qui ont moins de chance que vous. Vous voulez améliorer le monde et la vie des autres.

Vous êtes très sensible et vous risquez de l'extérioriser dans des activités artistiques ou littéraires. Cela vous permettra de trouver force et équilibre et de vous sentir mieux. A cet égard, vous pourriez également vous accomplir dans des activités sociales. Vous êtes très apprécié et vous avez probablement beaucoup d'amis. Mais n'hésitez pas à vous ménager du temps pour vos loisirs et pour des activités plus drôles particulièrement si vous êtes engagé corps et âme dans une activité d'aide aux plus défavorisés. 

Vos caractéristiques clés sont un grand sens de la générosité, le désintéressement, le sens des obligations et un talent pour l'expression créatrice. 

Le but de votre vie est d'extérioriser votre compassion, votre générosité et votre sens de l'humanitaire. Ce n'est pas toujours facile tant la mise au service des autres exige des sacrifices personnels. Beaucoup d'entre vous luttent avec la responsabilité qui incombe à une telle vie de dévouement envers les autres. Il peut d'ailleurs vous apparaître parfois difficile de systématiquement donner toujours plus aux autres sans forcément être payé de retour et parvenir au bonheur et à la tranquillité intérieure

En fait, vous pourrez être manipulé ou trahi par les autres. Votre générosité énorme pourrait être employée à mauvais escient. Vous pourrez vous protéger de cela en restant tempéré et clairvoyant quant à votre désir réel d'aider les autres... sinon vous risquez d'être déçu. D'ailleurs, vous pourriez trouver refuge dans l'art et l'expression artistique pour soulager votre déception.

Dans tous les cas, aussi difficile que soit ce chemin, vous ne pourrez vous accomplir personnellement sans assouvir ce besoin d'aider les autres. Ménagez vous de solides soutiens personnels et amicaux.
Par amigainc
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Mercredi 12 août 2009
- Publié dans : Psych'Arts
Par Bernard GOLSE

Bernard Golse  est pédopsychiatre,  psychanalyste, professeur de  psychiatrie de l’enfant et de  l’adolescent à l’Université  René Descartes (Parsi V). Il est  chef du Service de  pédopsychiatrie de l’hôpital  Saint-Vincent-de-Paul (Paris).
Ce texte a été rédigé pour la  revue Enfances & psy à partir  d’une intervention faite lors  des Rencontres européennes de psychanalyse de l’enfant organisées par l’Association européenne de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent (AEPEA) à  l’université Marc Bloch de Strasbourg, les 25 et 26 juin 1999 sur le thème :  « Psychanalyse et
psychothérapies de l’enfant. Perspectives 2000. »




En ce début de XXIe siècle, la psychanalyse de l’enfant a ses difficultés, mais la psychanalyse d’adultes également. En tout cas les deux existent, tout simplement parce que les enfants et les adultes existent. Peut-être faut-il veiller à ne pas trop se replier sur des positions de défense et d’illustration de la psychanalyse de l’enfant, comme si nous devions nous résigner à une mentalité d’assiégés.

Nous pouvons tenir bon, avec force et tranquillité, car jusqu’à maintenant et jusqu’à plus ample informé, c’est tout de même la psychanalyse qui nous fournit la vision la plus globale et la plus unifiée du sujet, de l’enfant, de sa croissance et de sa maturation psychiques. Vision dès lors la plus à même de nous garantir contre une approche morcelante et opératoire des processus de développement et donc de nous aider à préserver soigneusement le respect que nous devons à l’enfant ainsi que son droit à la dignité en tant que personne en devenir.

Je ferai deux remarques préliminaires à ces réflexions concernant l’avenir de la formation :

1. Il est intéressant en effet de remarquer que les objections d’Anna Freud quant à la psychanalyse de l’enfant ont été formulées en 1926, soit au moment même ou S. Freud, de son côté, écrivait Inhibition, symptôme et angoisse. Ceci apparaît en fait comme très significatif. Alors que le père théorisait l’angoisse de séparation (fût-ce en réponse aux positions d’Otto Rank sur « Le traumatisme de la naissance »), la fille, elle, théorisait ce qui pouvait séparer la psychanalyse de l’enfant de celle de l’adulte.

Sans doute n’est-ce pas là une simple coïncidence chronologique même si A. Freud a toujours dit qu’elle avait eu connaissance, au moment même, de l’ouvrage de 1926 de son père, mais qu’elle n’en avait pas directement tenu compte à cette époque.

Les théories que l’on peut formuler à propos de la psychanalyse de l’enfant dépendent ainsi profondément du lien que nous avons avec nos propres parties infantiles, soit en tant que parent, soit en tant qu’enfant, soit plus généralement en tant que les deux à la fois.

Autrement dit, n’oublions pas que nos modèles théoriques ne sont pas indépendants de nos affects et de nos désirs et si cela était vrai en 1926, cela est encore vrai aujourd’hui et cela sera toujours vrai demain.

2. Je ferai ma deuxième remarque sous la forme d’une petite parabole : l’art Roman recherchait la lumière mais l’élévation progressive des voûtes et des piliers a fini par poser des problèmes techniques qui se sont trouvés à l’origine de la naissance de l’art gothique.

À sens, par exemple, ce passage du Roman au Gothique pour des raisons de technique architecturale est tout particulièrement sensible : question de lumière, mais de lumière intérieure aussi (et après tout, à sens, pourquoi pas ?).

En tout état de cause, ce qui importe, c’est que l’art naît des contraintes techniques et que de la même manière, le fantasme naît du conflit et non pas l’inverse (les kleiniens ayant ainsi à juste titre insisté sur le conflit ambivalentiel primaire comme source de l’angoisse et de la fantasmatisation).

Pouvons-nous alors supposer que c’est des difficultés techniques et théoriques propres à la psychanalyse de l’enfant que naissent précisément ou que naîtront, à l’avenir, certaines élaborations fécondes pour la psychanalyse en générale ?

Personnellement, je le crois et toute la réflexion sur les niveaux archaïques du fonctionnement psychique et des modalités contretransférentielles qui s’y attachent me paraissent en fait, déjà, un assez bon exemple de cette dynamique.

J’en arrive maintenant aux questions que pose la formation des psychothérapeutes.

FORMATION DE QUI ?

Nous avons besoin, me semble-t-il, et de psychanalystes d’enfants et de psychothérapeutes d’enfants.

– En ce qui concerne les psychanalystes d’enfants, en France tout au moins, les sociétés reconnues par l’Association internationale de psychanalyse (API) n’en forment pas officiellement même si la Société de psychanalyse de Paris, (SPP) a proposé quelques avancées récentes dans ce domaine.

– En ce qui concerne les psychothérapeutes d’enfants, il existe de nombreux lieux de formation pus ou moins officieux et épars mais pas de cursus unifié et publiquement reconnu.

C’est ce à quoi l’European Federation of Psychoanalytic Psychotherapy (EFPP), par exemple, essaie actuellement de répondre et son implantation est désormais importante dans plusieurs pays d’Europe.

Il y a lieu en effet de distinguer nettement les psychothérapies psychanalytiques des autres formes de psychothérapies (alternatives) que je n’ai pas en vue, dans mon propos.

L’implantation de l’EFPP se fait également en France (à Bordeaux et à Caen, notamment, grâce à Cl. Geissmann et à D. Houzel) mais la France étant, on le sait, un haut lieu de l’exception culturelle, les choses y sont peut-être un peu plus difficiles qu’ailleurs !
Nous manquons de psychothérapeutes d’enfants qualifiés et bien formés pour répondre à la demande – étant entendu – et c’est cela le point important, que les instituts de formation de la SPP et de l’APF (Association psychanalytique de France) par exemple, ne formeront à l’évidence jamais suffisamment de psychanalystes pour faire face à cette demande d’analyses et de psychothérapies.

À partir de là, il existe deux positions différentes :

– une position idéalisante selon laquelle tout thérapeute doit également être analyste mais, même si les instituts de formation offraient un training spécifique à propos de l’enfant (ainsi que du bébé et de l’adolescent), le nombre d’analystes/thérapeutes formés demeurerait très insuffisant par rapport à la demande effective ;

– une position pragmatique selon laquelle il importe d’essayer de répondre à la demande en formant de bons thérapeutes qui ne soient pas obligatoirement analystes à part entière.

FORMATION DE QUOI

Comme on le sent, la réponse dépend en partie de la position que l’on adopte quant aux problèmes des différences entre psychanalyse et psychothérapie. Et là encore, c’est en France que les choses semblent le plus complexes !

À la réflexion, et surtout peut-être dans le champ de l’enfance, il est vrai que la question est délicate. L’indication de psychanalyse ou de psychothérapie n’est pas toujours, loin s’en faut, une indication a priori. C’est souvent dans l’après-coup de la cure que l’on sent mieux si le travail effectué avec l’enfant a été un travail véritablement psychanalytique ou un travail d’ordre plutôt psychothérapique.

À partir de là, deux positions différentes, encore :

1. Faut-il maintenir l’objectif utopique que tous les psychothérapeutes soient d’abord des psychanalystes afin de gérer au mieux toute situation lourde inattendue, ou faut-il être plus réaliste ?

La question insiste en tout cas et d’une certaine manière, elle insiste d’autant plus que l’on se donne un cadre rigoureux pour les psychothérapies avec un nombre de séances hebdomadaires et un cadre finalement assez voisin de celui de l’analyse d’enfants.

2. Est-il prudent alors de trop séparer la formation des psychothérapeutes de celle des psychanalystes ?
Qui doivent être les formateurs des futurs psychothérapeutes ?
Les psychothérapeutes non analystes seront-ils eux-mêmes, un jour, formateurs ?
Comment se fera le choix de devenir psychothérapeute ou psychanalyste ?

Une foule de questions passionnantes, mais difficiles et qui commandent en fait l’avenir des psychothérapies psychanalytiques si l’on veut qu’elles demeurent, sans trop de risque de dérive, véritablement psychanalytiques.

Gérard Lucas insiste souvent sur le fait que la psychanalyse de l’enfant mériterait de ne pas être séparée de la psychanalyse en général mais « de continuer à lui poser des questions » et cette idée doit probablement se refléter au niveau des liens à maintenir entre la formation des psychanalystes d’enfants et celle des psychanalystes d’adultes.

Mais peut-on étendre le raisonnement à la question de la formation des psychothérapeutes par rapport à celle des psychanalystes sans se condamner à l’utopie ? C’est toute la question qui se trouve en fait posée aujourd’hui.

Comme on le voit, j’ai laissé de côté le problème des thérapies brèves et des thérapies conjointes parent(s)/bébé dont les problèmes théorico-cliniques sont très particuliers et appellent sans conteste une formation spécifique.

FORMATION À QUOI ?

Compte tenu de ce que nous venons de voir et compte tenu également du fait qu’il y a finalement plus de pareil que de pas-pareil entre les psychanalyses et les psychothérapies d’enfants d’un côté et les psychanalyses et les psychothérapies d’adultes de l’autre, la question de la formation-à-quoi se décompose en deux grands chapitres.

1. Il y a d’abord la formation à tout ce qui fait qu’un analyste ou un thérapeute peut être digne de ce nom, qu’il s’occupe d’enfants ou qu’il s’occupe d’adultes. Je n’y insisterai pas mais, en vrac, on pourrait citer :

– une sensibilisation à l’empathie qui n’est pas un but en soi mais un premier temps du processus rendant possible l’acte d’interprétation (Serge Lebovici parle souvent « d’empathie métaphorisante », « d’enaction » ou « d’enactment » ;

– une formation à l’écoute et à l’oscillation qu’Antonio Ferro décrit très bien entre ce qu’il appelle les trois niveaux d’écoute, à savoir celui de l’historique (freudien), celui du fantasmatique (kleinien) et celui (bionien) de la dynamique du champ interpersonnel qui se joue au sein du couple patient/thérapeute ;

– une formation à la réceptivité et à l’élaboration contre-transférentielle en fonction des niveaux originaires du fonctionnement psychique (tant chez l’adulte d’ailleurs que chez l’enfant), en tentant ici d’éviter les deux écueils extrêmes qui guettent le thérapeute : celui de se réfugier défensivement dans la théorie ou celui de vivre et de partager les choses au niveau de son seul ressenti émotionnel ou corporel sans réelle possibilité d’interprétation du matériel ;

– une formation à la « malléabilité » (Marion Milner) et à la narrativité;

– une formation à la prise en compte de la bisexualité des enveloppes psychiques et, partant, de tout cadre thérapeutique (D. Houzel).

Cette énumération, non exhaustive, qui renvoie aux multiples objectifs du training en général.

2. Il y a ensuite, indubitablement, une formation nécessaire vis-à-vis d’un certain nombre de points spécifiques de la pratique avec des bébés, des enfants ou des adolescents.

À titre d’exemples :

– apprendre à repérer le circuit de la demande chez l’enfant (on sait ici le rôle du social et du culturel) ;

– apprendre à supporter les angoisses de différenciation et pas seulement les angoisses de séparation (même si, bien entendu, les angoisses primitives existent également chez l’adulte) ;

– apprendre à penser les parents en termes d’objets internes et pas en termes d’objets réels responsables des difficultés de l’enfant.

Harold Searles, en son temps, avait bien montré comment le fait de s’occuper de l’enfant en ayant en tête une théorie étiopathogénique qui implique les parents comme fautifs, non seulement ne permet aucune alliance thérapeutique avec ceux-ci mais, surtout, même si cette théorie était juste (ce qui n’est jamais le cas, ne seraitc-e qu’en raison du déterminisme toujours polyfactoriel de la psychopathologie infantile), comment cela ne pourrait en réalité que renforcer la dépression de l’enfant de n’avoir pas su rendre ses parents suffisamment bons, c’est-à-dire, en quelque sorte, de n’avoir pas su les « soigner » ;

– apprendre à élaborer la rivalité entre nos propres parties infantiles et celles de l’enfant lui-même ;

– apprendre à pouvoir toucher l’enfant tout en gardant la référence à « l’interdit du toucher » (Didier Anzieu) ;

– apprendre à renoncer absolument à tout fantasme de super parent réparateur ;

– apprendre que le langage n’est pas fait que de mots mais aussi de musique et que la prise en compte des éléments suprasegmentaires du langage fait partie intégrante de tout essai de théorie de l’interprétation ;

– apprendre à réapprendre à penser avec tout son corps et pas seulement avec son cerveau, et donc apprendre à osciller dialectiquement entre une écoute du langage du corps et une écoute du langage verbal ;

– apprendre à repenser la théorie de l’après-coup soit en diffractant les différents temps du traumatisme sur l’histoire transgénérationnelle de l’enfant, soit au contraire en les pensant de manière contractée au sein même des diverses procédures interactives.

3. Finalement, tout ceci est peut-être susceptible de se résumer dans le fait d’apprendre à se situer par rapport à ce que Jean-Marc Dupeu désigne sous le terme de « triple décondensation du cadre de la cure-type ».

Pour cet auteur en effet, la cure-type constitue un espace-temps triplement condensé : le transfert se rassemble et se joue sur un seul thérapeute, seul est analysable le matériel psychique empruntant le défilé du langage verbal et le patient dispose enfin d’une structure psychique suffisamment différenciée.

Ces trois points d’articulation sont précisément mis en question chez l’enfant et appellent des mesures techniques particulières qui doivent être soigneusement pensées et maîtrisées pour que leur introduction ne compromette pas la dimension proprement analytique du traitement.

La question est donc d’importance car il s’agit de manier utilement cette triple décondensation avec des enfants dont l’âge ou le degré de structuration psychique ne leur confèrent pas, dans un grand nombre de cas, de cadre interne encore constitué de manière stable et suffisamment affiné.

FORMATION COMMENT ?

Parmi de multiples problèmes, j’en évoquerai seulement deux, à savoir la place de l’observation directe et la place du travail avec les adultes dans la formation des psychanalystes et des psychothérapeutes d’enfants : le processus de formation se doit sans doute de refléter quelque chose du processus analytique lui-même.

La place de l’observation directe

C’est l’objet d’un vaste débat qui renvoie au conflit récurrent entre tenants de l’enfant reconstruit et tenants de l’enfant de chair et d’os, débat dont Daniel Stern avait resitué toute la dynamique et les enjeux dans son livre sur Le monde interpersonnel du bébé.

S. Freud est mort et ses fils se déchirent, mais lui savait tenir conjointement et fermement les deux branches de l’arbre, si j’ose m’exprimer ainsi. Il était aussi bon observateur direct que théoricien de la reconstruction.

En réalité, la question n’est pas ici de discuter la valeur analytique ou non du matériel d’observation, mais celle de savoir si les qualités requises pour être un analyste ou un psychothérapeute suffisamment bons peuvent être développées ou non par la pratique de l’observation directe des bébés.

Personnellement, je le crois et il me semble notamment que cette pratique favorise – grâce à la distinction soigneuse des trois temps de l’observation : la séance proprement dite, la prise de notes et l’élaboration groupale – le développement de cette fameuse « capacité négative » si chère à Wilfred R. Bion.

Enracinée dans les processus d’attention, cette capacité négative apparaît comme extrêmement précieuse aussi bien pour les analystes que pour les psychothérapeutes en ce qu’elle permet l’avènement d’une tolérance au fait de ne pas tout savoir et de ne pas tout comprendre tout de suite : « Un temps pour écouter, un temps pour comprendre », disait déjà Jacques Lacan.

Véritable aptitude à laisser du temps au temps, à se laisser éprouver par tous les sens les données d’une situation, à prendre en compte son vécu ou son éprouvé émotionnels sans chercher à anticiper sur la mise en forme conceptuelle ou théorique… tout ceci ne peut qu’être fort utile aux analystes comme aux thérapeutes et se trouve au coeur même de l’expérience de l’observation directe.

Celle-ci peut donc probablement être utile au training des uns et des autres mais la difficulté tient évidemment ici à son inscription ou à sa non-inscription institutionnelle.

En tout état de cause, qu’on l’accepte ou non, les psychanalystes ne font pas qu’entendre et les observateurs ne font pas que voir.

Ces derniers sont d’ailleurs moins naïfs qu’on ne le dit souvent : ils savent bien que le matériel qu’ils observent se trouve inéluctablement pris dans des effets d’après-coup et que leurs observations sont obligatoirement filtrées par le réseau de leurs propres refoulements.

Mais ils savent aussi faire des hypothèses sur le travail du négatif et tenir compte, au sein de leurs élaborations constructives, de ce qui ne leur est pas dit et de ce qui ne leur est pas montré.

La place du travail avec les adultes

Dans la mesure où s’occuper d’enfants impose toujours, d’une manière ou d’une autre, de s’occuper aussi d’adultes, deux questions se posent alors :

1. Pouvons-nous accepter de former des psychothérapeutes d’enfants qui n’auraient aucune expérience de la psychopathologie adulte avec, alors, le risque que le choix de devenir psychothérapeute d’enfant ne se fonde en fait sur une phobie de la psychopathologie générale ou sur une résistance à l’analyse et notamment à l’analyse personnelle ?

2. Dans quel sens doit se faire la formation ?

Selon un axe développemental du bébé vers l’adulte, en passant par l’enfant et l’adolescent, ou au contraire selon un mouvement de « retour » à la pratique avec l’enfant après un engagement suffisant dans sa propre analyse et dans une pratique avec l’adulte, mouvement de retour en quelque sorte parallèle au mouvement rétrospectif de l’analyse elle-même ?

Dans les deux cas, il ne faut pas se le cacher, il y a des risques : soit de former des psychothérapeutes d’enfants sans aucune expérience de l’adulte pour toute une série de raisons personnelles mal élaborées, soit de former trop peu de psychothérapeutes d’enfant s car le mouvement rétrospectif évoqué est long et peut amener à se priver d’un certain nombre de personnes de qualité qui pourraient d’abord travailler utilement avec des enfants avant d’étendre ensuite leur formation au domaine de l’adulte.

L’exemple de Francès Tustin est ici impressionnant puisque cette extraordinaire thérapeute d’enfants autiste que l’on sait, ne s’est, précisément, jamais occupée d’adultes.

À l’inverse, de nombreux thérapeutes ayant d’abord commencé à travailler avec des enfants s’en détournent souvent dans un deuxième temps pour devenir thérapeutes ou analystes d’adultes exclusifs et ceci pour diverses raisons (parmi lesquelles la difficulté et la fatigue indéniables du travail avec les enfants sont certainement centrales sans même parler d’autres aspects plus prosaïques), tout se passant un peu pour eux comme si le passage par l’enfant n’avait au fond été qu’un moyen d’accéder au statut de psychothérapeute ou d’analyste d’adultes, seul statut véritablement vécu comme noble.

En guise de conclusion, je ferai les remarques suivantes qui comportent toutes, me semble-t-il, un certain caractère d’inéluctabilité :

– nos modèles de formation dépendent étroitement des modèles (explicites ou implicites) que nous nous donnons du fonctionnement de la psyché et des processus de transmission ;

– il faut du temps pour l’analyse, du temps pour les psychothérapies et du temps pour la formation ;

– enfin, quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse et quoi qu’on pense, un jour ou l’autre vient tout de même le moment où il nous faut « continuer du mieux que l’on peut avec ce que l’on est » (W.R. Bion cité par A. Ferro).

Au bout du compte, ce qui doit sans doute nous guider dans tout ceci, c’est évidemment la question qui centre le très beau livre des Ortigues et qui pourrait se formuler ainsi : « Que cherche en fait l’enfant sans sa cure ou dans sa psychothérapie ? »

À mon sens, tout simplement peut-être, une rencontre avec un adulte pas comme les autres.



BIBLIOGRAPHIE
ANZIEU, D. 1984. « Le double interdit du toucher », Nouvelle Revue de psychanalyse, 29, coll. « La chose sexuelle », p. 173-187.
ANZIEU, D. 1985. Le moi-peau, Paris, Dunod.
FERRO, A. 1997. L’enfant et le psychanalyste. La question de la technique dans la psychanalyse des enfants, Toulouse, Érès, coll. « Des travaux et des jours ».
FREUD, A. 1926-1945. Le traitement psychanalytique des enfants, Paris, PUF, coll. « Bibliothèque de psychanalyse », 1975 (3e éd.).
FREUD, S. 1926. Inhibition, symptôme et angoisse, Paris, PUF, coll. « Bibliothèque de psychanalyse », 1975 (5e éd.).
HOUZEL, D. 1997. « Le bébé et son action sur l’équipe », Devenir, 9, 2, p. 7-19.
LEBOVICI, S. 1994. En l’homme, le bébé, Paris, Flammarion, coll. « Champs ».
MILNER, M. 1990. « Le rôle de l’illusion dans la formation du symbole. Les concepts psychanalytiques sur les deux fonctions du symbole », Journal de la psychanalyse de l’enfant, 8, coll. Rêves, jeux, dessins », p. 244-278.
ORTIGUES, E. ; ORTIGUES, M.-C. (sous la direction de). 1999. Que cherche l’enfant dans les psychothérapies ?, Toulouse, Érès, coll. « Actualité de la psychanalyse ».
SEARLES, H. 1981. Le contre-transfert, Paris, Gallimard, coll. « Connaissance de l’inconscient ».
STERN, D.N. 1989. Le monde interpersonnel du nourrisson. Une perspective psychanalytique et développementale, Paris, PUF, coll. « Le fil rouge ».
Par amigainc
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Vendredi 7 août 2009
- Publié dans : Psych'Arts
La présence de l’art, quel qu’il soit, en thérapie ou en psychopédagogie,rencontre un intérêt toujours plus grand dansles milieux artistiques et hospitaliers. Le processus artistiqueest alors utilisé comme élément thérapeutique contrele mal-être des sujets, mais pas seulement ; ilpermet également l’exploration des questionnementspersonnels ainsi que des potentialités de chacun.Comme je suis musicienne, c’est de musique qu’il va êtrequestion ici. Depuis toujours, chant et instruments àpercussion sont utilisés par le chaman dans ses cultes pourservir de médiateur entre le monde profane et le mondedivin. Ce qui est recherché à des fins curatives oudéveloppementales, c’est le pouvoir de mobilisation émotionnelleau niveau archaïque.Dans ce cas, la musique n’est plus un objet d’art mais unoutil que l’on utilise à des fins dépendantes des besoins dupatient ou de l’élève.Les objectifs à atteindre sont ceux de toutepsycho-thérapie, c’est-à-dire la mobilisation du psychismepar la créativité en vue de vaincre les inhibitions etd’exprimer les angoisses dans un langage non verbal. Ainsi,on reconstruit sa vie intérieure pour l’acceptation de soi,des autres et de son devenir dans la réalité.Les noms à retenir sont ceux de Jost et de Lecourt, les deuxfondateurs de la musico-thérapie en France.Il existe différentes techniques de musico-thérapie que l’onpeut classer, dans notre pays, en trois grandes rubriques :les techniques réceptives individuelles ou collectives,les techniques actives, et les techniques psycho-musicales.Chose importante, il ne peut y avoir de «musico-thérapie»sans un contrat entre thérapeute et patient. Ce contrat doitdélimiter le cadre des séances, en définir le contenu etpréciser les techniques choisies en rapport avec le reste dela prise en charge thérapeutique.Concernant les méthodes passives encore appelées réceptives,elles consistent en l’écoute de musiques enregistréesdestinées à susciter des états affectifs et émotionnels chezle sujet. Il ne s’agit en aucun cas de technique occupationnelletelle que les concerts par exemple ; la musique peut,ou non, être associée à d’autres moyens d’expression telsÉléments de musico-thérapieque la danse ou la peinture en vue d’un mieux être de l’individuqui la reçoit, seul ou en groupe. Pour être efficacesces techniques doivent bien sûr tenir compte du goût dessujets.Afin d’éviter le flou, je citerai en exemple la technique des3 oeuvres de Jacques Jost que j’ai utilisée auprès d’adolescentsen difficulté. Elle consiste en l’écoute successive detrois extraits d’oeuvres musicales dont la première a pourbut de se mettre en harmonie avec l’état d’esprit du patient,la deuxième se veut neutralisante et la troisième doitsusciter un avancement du sujet dans le sens recherché.Les méthodes actives se sont surtout développées à partirde méthodes d’éducation musicales, par une recherche decommunication avec l’autre, au travers d’un jeu autour duphénomène sonore. En France,Verdeau, Paillès et Guéreau-Caladou accordent une place importante au rythme ; ceuxqui utilisent la méthode Orff se servent d’instrumentsinsolites dans une démarche multi-sensorielle. Bref,j’arrête là mon énumération de techniques du fait qu’il yen a autant que de musico-thérapeutes. En revanche, jesoulignerai le fait que tous ces procédés permettent dedénouer des blocages à tous niveaux : psycho-moteur,affectif, de la latéralisation, de l’acquisition et del’adaptation.Les méthodes psycho-musicales ont pour objectif ledéveloppement de l’écoute, l’ouverture des voies de communicationentre autres, par l’utilisation d’un moyenchoisi : exploration sonore, improvisation de groupe, chant,dialogues mélodiques, création d’histoires.J’en arrive ainsi à ma méthode personnelle auprès d’enfantsde maternelle. Elle s’inscrit dans le prolongement dece qui a été dit précédemment.La question qui se pose dans ce cas de figure est lasuivante : comment être en mesure d’enseigner une heuredurant à des bébés (3 ans pour les plus jeunes) sans aucunecapacité de concentration pour la plupart ?!...En fait, je m’efforce de suivre l’ordre des séquences dudéveloppement du sujet : ressentir, comprendre,apprendre. Ici, mon Maître à penser est le psychanalisteWinnicott.
La présence de l’art, quel qu’il soit, en thérapie ou en psychopédagogie, rencontre un intérêt toujours plus grand dans les milieux artistiques et hospitaliers. Le processus artistique est alors utilisé comme élément thérapeutique contre le mal-être des sujets, mais pas seulement ; il permet également l’exploration des questionnements personnels ainsi que des potentialités de chacun.
Comme je suis musicienne, c’est de musique qu’il va être question ici. Depuis toujours, chant et instruments à percussion sont utilisés par le chaman dans ses cultes pour servir de médiateur entre le monde profane et le monde divin. Ce qui est recherché à des fins curatives ou développementales, c’est le pouvoir de mobilisation émotionnelle au niveau archaïque.
Dans ce cas, la musique n’est plus un objet d’art mais un outil que l’on utilise à des fins dépendantes des besoins du patient ou de l’élève.
Les objectifs à atteindre sont ceux de toute psycho-thérapie, c’est-à-dire la mobilisation du psychisme
par la créativité en vue de vaincre les inhibitions et d’exprimer les angoisses dans un langage non verbal. Ainsi,
on reconstruit sa vie intérieure pour l’acceptation de soi, des autres et de son devenir dans la réalité.
Les noms à retenir sont ceux de Jost et de Lecourt, les deux fondateurs de la musico-thérapie en France.
Il existe différentes techniques de musico-thérapie que l’on peut classer, dans notre pays, en trois grandes rubriques :
les techniques réceptives individuelles ou collectives,
les techniques actives, et les techniques psycho-musicales.
Chose importante, il ne peut y avoir de «musico-thérapie» sans un contrat entre thérapeute et patient. Ce contrat doit délimiter le cadre des séances, en définir le contenu et préciser les techniques choisies en rapport avec le reste de la prise en charge thérapeutique.
Concernant les méthodes passives encore appelées réceptives, elles consistent en l’écoute de musiques enregistrées destinées à susciter des états affectifs et émotionnels chez le sujet. Il ne s’agit en aucun cas de technique occupationnelle telle que les concerts par exemple ; la musique peut, ou non, être associée à d’autres moyens d’expression tels que la danse ou la peinture en vue d’un mieux être de l’individu qui la reçoit, seul ou en groupe. Pour être efficaces ces techniques doivent bien sûr tenir compte du goût des sujets.
Afin d’éviter le flou, je citerai en exemple la technique des 3 oeuvres de Jacques Jost que j’ai utilisée auprès d’adolescents en difficulté. Elle consiste en l’écoute successive de trois extraits d’oeuvres musicales dont la première a pour but de se mettre en harmonie avec l’état d’esprit du patient, la deuxième se veut neutralisante et la troisième doit susciter un avancement du sujet dans le sens recherché.
Les méthodes actives se sont surtout développées à partir de méthodes d’éducation musicales, par une recherche de communication avec l’autre, au travers d’un jeu autour du phénomène sonore. En France,Verdeau, Paillès et Guéreau-Caladou accordent une place importante au rythme ; ceux qui utilisent la méthode Orff se servent d’instruments insolites dans une démarche multi-sensorielle. Bref, j’arrête là mon énumération de techniques du fait qu’il y en a autant que de musico-thérapeutes. En revanche, je soulignerai le fait que tous ces procédés permettent de dénouer des blocages à tous niveaux : psycho-moteur, affectif, de la latéralisation, de l’acquisition et de l’adaptation.
Les méthodes psycho-musicales ont pour objectif le développement de l’écoute, l’ouverture des voies de communication entre autres, par l’utilisation d’un moyen choisi : exploration sonore, improvisation de groupe, chant, dialogues mélodiques, création d’histoires.
J’en arrive ainsi à ma méthode personnelle auprès d’enfants de maternelle. Elle s’inscrit dans le prolongement de
ce qui a été dit précédemment. La question qui se pose dans ce cas de figure est la
suivante : comment être en mesure d’enseigner une heure durant à des bébés (3 ans pour les plus jeunes) sans aucune capacité de concentration pour la plupart ?!...
En fait, je m’efforce de suivre l’ordre des séquences du développement du sujet : ressentir, comprendre, apprendre. Ici, mon Maître à penser est le psychanaliste Winnicott.
Voici ce qu’il affirme : «c’est en jouant, et seulement en jouant, que l’individu, enfant ou adulte, est capable d’être créatif et d’utiliser sa personnalité entière. C’est seulement en étant créatif que l’individu découvre le soi. De là, on peut conclure que c’est seulement en jouant que la communication est possible». Dans un souci de clarté, Winnicott précise les conditions du jeu en faisant ressortir la notion d’espace potentiel ou transitionnel.
«C’est un état proche du retrait (dit-il), dans lequel se place le joueur ; une aire qui n’est pas la réalité intérieure, qui est en dehors de l’individu mais qui n’appartient pas non plus au monde extérieur.»
A l’intérieur de cette aire que je mets à leur disposition, les enfants vont manipuler ce média qu’est la musicothérapie et expérimenter sans risque une forme de pouvoir et de maîtrise ; en manipulant ainsi le monde réel, les enfants apprennent les règles et les pouvoirs de la symbolisation et ils avancent sur le chemin de leur développement personnel.
De mon côté, afin d’être accessible à leurs yeux, je sais qu’il me faut entretenir mon propre côté enfantin et être attentif au non verbal qu’ils expriment au cours des différentes périodes de jeux, d’écoute, de rêverie et de concentration que je leur propose en vue d’un véritable apprentissage de la musique sur un mode ludique.
L’objectif de la séance étant de jouer une comptine au piano, il s’agit de transformer chaque activité intermédiaire (solfège, chant, danse…) en véritables jeux de courte durée ; de cette façon, la capacité de concentration des tout petits est facilitée puis accrue.
1 - Le spectacle de marionnettes
Souvent situé en début de séance, ce spectacle permet une concentration rapide des enfants qui se familiarisent avec les notes de musique personnifiées et avec leur emplacement sur la portée. Souvenons-nous, le domaine de la marionnette est celui de la magie d’où son impact sur l’enfant qui va se détacher en douceur de l’espace transitionnel d’origine avec la relation mère-bébé. Le moment d’identification avec l’objet est également un moment clé de cette activité, quand, par exemple, on parle de la gourmande Mademoiselle Mi qui grignote la 1re ligne et tous les bonbons qu’on veut bien lui donner…
2 - La lecture chantée
Les enfants visualisent les notes marionnettes («musinains») sur la méga partition puis acquièrent la justesse grâce aux repères sonores du clavier.
Les notions abstraites du langage musical étant abordées, on développe ici l’intelligence linguistique.
3 - Le rythme
Le rythme à apprendre est celui de la comptine du jour ; on l’intègre à l’aide de jeux de marelle, en marchant, en sautant ou en frappant dans les mains. C’est dans le rythme que se rencontrent pensée et pulsion. Ce moyen d’expression implique l’enfant dans sa totalité psychique et corporelle.
4 - Le solfège écrit ou «coloriage»
Il s’agit de développer le sens de l’observation par la reconnaissance d’une note se trouvant dans une phrase musicale. Cette note sera coloriée. On s’entraînera ensuite à améliorer le graphisme en reproduisant cette même note sur la portée, autant de fois que cela est demandé. 
5 - Chorégraphie et Chant
On développe ici l’intelligence spatiale ; les gestes de la chorégraphie conditionnent la communication ; quant aux paroles de la comptine, elles font vivre des situations précises sur un mode symbolique. La conjugaison de ces deux activités produit un grand moment de créativité.
6 - Le piano
La pratique du piano fait travailler la motricité fine. A l’issue de tous les jeux ci-dessus mentionnés, les enfants
sont capables de jouer leur morceau, la comptine du jour.
7 - La culture musicale
Le monde musical est découvert par le biais des contes (instruments, oeuvres ou compositeurs). Les aventures des protagonistes (notes et instruments personnifiés) autorisent le rêve et la compréhension des sentiments, ce qui permet le développement de l’intelligence émotionnelle.
Afin d’être efficaces, les séances doivent être structurées mais pas hyper-structurées ; une souplesse dans l’ordre des séquences s’impose pour garantir l’adaptation à l’état de vie actuel des enfants. S’ils sont fatigués en arrivant, mieux vaut commencer par le conte plutôt que par n’importe quelle autre activité.
Pour finir, n’oublions pas l’évaluation. Elle a lieu à différentes étapes de l’étude. Tous les quatre cours par exemple, une révision a lieu pour consolider les acquis. Enfin, une audition trimestrielle donne l’opportunité aux enfants de se produire sans crainte devant un public bienveillant de parents.
Dans ce contexte, me direz-vous, est-il convenable de parler de «thérapie» ? A Paris V où j’ai fait mes études, on parle de «psycho-pédagogie». Rappelons, pour finir, que c’est à partir du concept d’isolement que la «musicothérapie» a trouvé son champ d’action, quelle que soit la tranche d’âge, grâce à Spitz et Benenzon ; la médiation musique peut non seulement être utilisée à des fins curatives ou développementales mais elle peut aussi avoir d’autres objectifs tels que communiquer le goût de vivre, le mieux-être, et d’aider en vue d’intégration et de socialisation.
N’est-ce pas ce dont notre société actuelle a besoin ?
La présence de l’art, quel qu’il soit, en thérapie ou en psychopédagogie, rencontre un intérêt toujours plus grand dansles milieux artistiques et hospitaliers. Le processus artistique est alors utilisé comme élément thérapeutique contre le mal-être des sujets, mais pas seulement ; il permet également l’exploration des questionnements personnels ainsi que des potentialités de chacun. Comme je suis musicienne, c’est de musique qu’il va être question ici.

Depuis toujours, chant et instruments à percussion sont utilisés par le chaman dans ses cultes pour servir de médiateur entre le monde profane et le monde divin. Ce qui est recherché à des fins curatives ou développementales, c’est le pouvoir de mobilisation émotionnelle au niveau archaïque. Dans ce cas, la musique n’est plus un objet d’art mais un outil que l’on utilise à des fins dépendantes des besoins du patient ou de l’élève.

Les objectifs à atteindre sont ceux de toute psycho-thérapie, c’est-à-dire la mobilisation du psychisme par la créativité en vue de vaincre les inhibitions et d’exprimer les angoisses dans un langage non verbal. Ainsi, on reconstruit sa vie intérieure pour l’acceptation de soi, des autres et de son devenir dans la réalité.

Les noms à retenir sont ceux de Jost et de Lecourt, les deux fondateurs de la musico-thérapie en France.

Il existe différentes techniques de musico-thérapie que l’on peut classer, dans notre pays, en trois grandes rubriques :
  • les techniques réceptives individuelles ou collectives,
  • les techniques actives, 
  • et les techniques psycho-musicales.

Chose importante, il ne peut y avoir de «musico-thérapie» sans un contrat entre thérapeute et patient. Ce contrat doit délimiter le cadre des séances, en définir le contenu et préciser les techniques choisies en rapport avec le reste de la prise en charge thérapeutique.

Concernant les méthodes passives encore appelées réceptives, elles consistent en l’écoute de musiques enregistrées destinées à susciter des états affectifs et émotionnels chez le sujet. Il ne s’agit en aucun cas de technique occupationnelle telle que les concerts par exemple ; la musique peut, ou non, être associée à d’autres moyens d’expression tels que la danse ou la peinture en vue d’un mieux être de l’individu qui la reçoit, seul ou en groupe. Pour être efficaces ces techniques doivent bien sûr tenir compte du goût des sujets.

Afin d’éviter le flou, je citerai en exemple la technique des 3 oeuvres de Jacques Jost que j’ai utilisée auprès d’adolescents en difficulté. Elle consiste en l’écoute successive de trois extraits d’oeuvres musicales dont la première a pour but de se mettre en harmonie avec l’état d’esprit du patient, la deuxième se veut neutralisante et la troisième doit susciter un avancement du sujet dans le sens recherché.

Les méthodes actives se sont surtout développées à partir de méthodes d’éducation musicales, par une recherche de communication avec l’autre, au travers d’un jeu autour du phénomène sonore. En France, Verdeau, Paillès et Guéreau-Caladou accordent une place importante au rythme ; ceux qui utilisent la méthode Orff se servent d’instruments insolites dans une démarche multi-sensorielle. Bref, j’arrête là mon énumération de techniques du fait qu’il yen a autant que de musico-thérapeutes. En revanche, je soulignerai le fait que tous ces procédés permettent de dénouer des blocages à tous niveaux : psycho-moteur, affectif, de la latéralisation, de l’acquisition et de l’adaptation.

Les méthodes psycho-musicales ont pour objectif le développement de l’écoute, l’ouverture des voies de communication entre autres, par l’utilisation d’un moyen choisi : exploration sonore, improvisation de groupe, chant, dialogues mélodiques, création d’histoires.

J’en arrive ainsi à ma méthode personnelle auprès d’enfants de maternelle. Elle s’inscrit dans le prolongement de ce qui a été dit précédemment.

La question qui se pose dans ce cas de figure est la suivante : comment être en mesure d’enseigner une heure durant à des bébés (3 ans pour les plus jeunes) sans aucune capacité de concentration pour la plupart ?!... En fait, je m’efforce de suivre l’ordre des séquences dudéveloppement du sujet : ressentir, comprendre,apprendre. Ici, mon Maître à penser est le psychanaliste Winnicott.
Voici ce qu’il affirme : «c’est en jouant, et seulement en jouant, que l’individu, enfant ou adulte, est capable d’être créatif et d’utiliser sa personnalité entière. C’est seulement en étant créatif que l’individu découvre le soi. De là, on peut conclure que c’est seulement en jouant que la communication est possible». Dans un souci de clarté, Winnicott précise les conditions du jeu en faisant ressortir la notion d’espace potentiel ou transitionnel.
«C’est un état proche du retrait (dit-il), dans lequel se place le joueur ; une aire qui n’est pas la réalité intérieure, qui est en dehors de l’individu mais qui n’appartient pas non plus au monde extérieur.»
A l’intérieur de cette aire que je mets à leur disposition, les enfants vont manipuler ce média qu’est la musicothérapie et expérimenter sans risque une forme de pouvoir et de maîtrise ; en manipulant ainsi le monde réel, les enfants apprennent les règles et les pouvoirs de la symbolisation et ils avancent sur le chemin de leur développement personnel.
De mon côté, afin d’être accessible à leurs yeux, je sais qu’il me faut entretenir mon propre côté enfantin et être attentif au non verbal qu’ils expriment au cours des différentes périodes de jeux, d’écoute, de rêverie et de concentration que je leur propose en vue d’un véritable apprentissage de la musique sur un mode ludique.
L’objectif de la séance étant de jouer une comptine au piano, il s’agit de transformer chaque activité intermédiaire (solfège, chant, danse…) en véritables jeux de courte durée ; de cette façon, la capacité de concentration des tout petits est facilitée puis accrue.
1 - Le spectacle de marionnettes
Souvent situé en début de séance, ce spectacle permet une concentration rapide des enfants qui se familiarisent avec les notes de musique personnifiées et avec leur emplacement sur la portée. Souvenons-nous, le domaine de la marionnette est celui de la magie d’où son impact sur l’enfant qui va se détacher en douceur de l’espace transitionnel d’origine avec la relation mère-bébé. Le moment d’identification avec l’objet est également un moment clé de cette activité, quand, par exemple, on parle de la gourmande Mademoiselle Mi qui grignote la 1re ligne et tous les bonbons qu’on veut bien lui donner…
2 - La lecture chantée
Les enfants visualisent les notes marionnettes («musinains») sur la méga partition puis acquièrent la justesse grâce aux repères sonores du clavier.
Les notions abstraites du langage musical étant abordées, on développe ici l’intelligence linguistique.
3 - Le rythme
Le rythme à apprendre est celui de la comptine du jour ; on l’intègre à l’aide de jeux de marelle, en marchant, en sautant ou en frappant dans les mains. C’est dans le rythme que se rencontrent pensée et pulsion. Ce moyen d’expression implique l’enfant dans sa totalité psychique et corporelle.
4 - Le solfège écrit ou «coloriage»
Il s’agit de développer le sens de l’observation par la reconnaissance d’une note se trouvant dans une phrase musicale. Cette note sera coloriée. On s’entraînera ensuite à améliorer le graphisme en reproduisant cette même note sur la portée, autant de fois que cela est demandé. 
5 - Chorégraphie et Chant
On développe ici l’intelligence spatiale ; les gestes de la chorégraphie conditionnent la communication ; quant aux paroles de la comptine, elles font vivre des situations précises sur un mode symbolique. La conjugaison de ces deux activités produit un grand moment de créativité.
6 - Le piano
La pratique du piano fait travailler la motricité fine. A l’issue de tous les jeux ci-dessus mentionnés, les enfants
sont capables de jouer leur morceau, la comptine du jour.
7 - La culture musicale
Le monde musical est découvert par le biais des contes (instruments, oeuvres ou compositeurs). Les aventures des protagonistes (notes et instruments personnifiés) autorisent le rêve et la compréhension des sentiments, ce qui permet le développement de l’intelligence émotionnelle.
Afin d’être efficaces, les séances doivent être structurées mais pas hyper-structurées ; une souplesse dans l’ordre des séquences s’impose pour garantir l’adaptation à l’état de vie actuel des enfants. S’ils sont fatigués en arrivant, mieux vaut commencer par le conte plutôt que par n’importe quelle autre activité.
Pour finir, n’oublions pas l’évaluation. Elle a lieu à différentes étapes de l’étude. Tous les quatre cours par exemple, une révision a lieu pour consolider les acquis. Enfin, une audition trimestrielle donne l’opportunité aux enfants de se produire sans crainte devant un public bienveillant de parents.
Dans ce contexte, me direz-vous, est-il convenable de parler de «thérapie» ? A Paris V où j’ai fait mes études, on parle de «psycho-pédagogie». Rappelons, pour finir, que c’est à partir du concept d’isolement que la «musicothérapie» a trouvé son champ d’action, quelle que soit la tranche d’âge, grâce à Spitz et Benenzon ; la médiation musique peut non seulement être utilisée à des fins curatives ou développementales mais elle peut aussi avoir d’autres objectifs tels que communiquer le goût de vivre, le mieux-être, et d’aider en vue d’intégration et de socialisation.
N’est-ce pas ce dont notre société actuelle a besoin ?
Par amigainc
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Jeudi 6 août 2009
- Publié dans : Psych'Arts
1/

Un ethnologue new-yorkais reçoit un jour à Manhattan un de ses vieux amis sioux. Et comme à grand-peine ils cheminent dans la cohue des gens, des voitures hurlantes, des gyrophares policiers, bref dans l’ordinaire boucan d’une avenue crépusculaire, à l’heure de pointe, le Sioux s’arrête soudain au coin d’une rue, tend l’oreille et dit :

- Tiens, j’entends un grillon.

Son ami s’étonne.

- Un grillon ? Laisse tomber, mon vieux, tu rêves. Entendre un grillon, à New York, dans ce vacarme ?

- Attends, dit l’autre.

Il va droit à l’angle d’un mur. Dans une fente de béton poussent des touffes d’herbe grise. Il se penche, puis s’en revient. Au creux de sa main, un grillon.

- Alors ça, bafouille l’ami, abasourdi, c’est incroyable. Une ouïe fine à ce point-là, c’est un truc de sorcier, ou quoi ?

- Pas du tout, répond le Sioux. Chacun entend ce qui l’habite et ce qui importe dans sa vie. Facile à démontrer.

Regarde.

Il sort quelques sous de sa poche et les jette sur le trottoir. Tintements brefs, légers, fugaces. Dans la bousculade autour d’eux, tandis que les voitures, au feu du carrefour, klaxonnent, démarrent, rugissent, dix, quinze têtes se retournent et cherchent de l’oeil, un instant, ces pièces de monnaie qui viennent de tomber.

- Voilà, c’est tout, dit le Sioux.

 
2/
L'ouïe sélective est un syndrome ontologique très répandu chez l'homme, et il demeure souvent méconnu auprès des femmes.
 
Par exemple quand une femme dit :

" Ecoute un peu ! C'est pas possible ce bordel ! Toi et moi, on va nettoyer tout ça ensemble. Regarde, toutes tes fringues traînent parterre et si on ne fait pas une lessive immédiatement, tu vas devoir te balader à poil.  Tu me donnes un coup de main maintenant et quand je dis ça, je veux dire là tout de suite !"

L'homme comprend:
> Blablablabla ...Ecoute un peu
> Blablablabla ...Toi et moi
> Blablablabla ...Ensemble
> Blablablabla ...Parterre
> Blablablabla ...A poil
> Blablablabla ...Maintenant
> Blablablabla ...Là tout de suite !
 
A ce jour aucune thérapie ne semble pouvoir soigner efficacement cette faiblesse auditive.
> De toute évidence les hommes concentrent leur attention sur l'essentiel uniquement.

 

 
Par amigainc
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Mercredi 29 juillet 2009
- Publié dans : Psych'Arts
Psychothérapie
Psychologie
Psychiatrie
Spécialiste en Psychothérapie

Spécialiste en Psychologie

Spécialiste en Psychiatrie

Le psychothérapeute est un professionnel de la médecine douce habilité à traiter des personnes souffrant de troubles psychiques ou somatiques.Son travail consiste à aider ses patients non seulement à libérer des traumatismes du passé, mais aussi à ce comprendre dans son état dans le but d'atteindre un bien être intérieur.

Généralement, la durée du traitement du psychothérapeute peut varier entre la période d'un mois et deux ans et ne requiertaucune médication synthétique, ni chirurgie, ni congé prolongé.

La formation académique du psychothérapeute est d'un minimum de 1500 heures et plus, et consiste en des études sur différentes techniques d'approche humaniste ou existentiel de Psychothérapie.dans le but de libérer la racine des chocs et des traumatismes émotifs chez l'individu.

La psychothérapie, contrairement à la psychologie conventionnelle ou à la psychiatrie, ne traite pas au niveau des symptômes, toutefois elle traite au niveau de la racine du problème qui cause les symptômes. Quoique ce titre n'est pas contrôlé au Québec, afin de protéger le public et de protéger cette profession, la CPMDQ a établi les standards les plus élevés en matière de formation et d'éthique avec, entre autres, un comité de discipline qui traite efficacement toute plainte écrite du public. Quant à l'exercice de la psychothérapie, en général le grand public favorise les approches en psychothérapie plutôt que les approches en psychologie classique ou en psychiatrie. Les psychothérapeutes Québécois sont fiers de leur profession et de leur titre.

 

 

Le psychologue est un professionnel qui possède unemaîtrise, depuis 2002 doctorat universitaire, en faculté d'Art pour pratiquer la psychologie.Son but est de traiter des personnes souffrant de troubles psychologiques. Les techniques généralement utilisées par le psychologue sont d'une approche psychanalyse et de l'écoute du patient.

Le psychologue contrairement au psychothérapeute traite les symptômes du problème ettravaille en étroite collaboration avec les psychiatres. Cela explique pourquoi, dans certains cas, les traitements en psychologie classique requièrent beaucoup plus de séance et d'année, parfois même de très longue durée dans l'espoir d'arriver à un bien être intérieur.

Au Québec, le titre de psychologue est réservé et protégé, ainsi tous les psychologues doivent sans exception être inscrits au tableau des membres de l'Ordre des psychologues du Québec

.

La psychothérapie est une discipline scientifique indépendante, dont la pratique représente une profession indépendante et libre. World HealthOrganization, de les Nations Unis, UN.

Étant donné que la science de la psychothérapie est une discipline scientifique indépendante, et de la médecine douce, pourquoi induire le public en ereur?

Un psychologue n'est pas un psychothérapeute, donc nommez vous par votre titre réel qui est un psychologue. Soyez fier de votre profession et de votre titre.

Psychiatrie, Psychologie

 

Le psychiatre est un spécialiste traitant de graves maladies mentales sur une base médico-psychiatrique.

Sa formation consiste en des études de médecine, MD, suivies d'une spécialisation dans le cadre d'institution psychiatrique et de pharmacopée.

Plusieurs professionnels s'occupent de problèmes de santé mentale mais le seul à offrir un diagnostic et un traitement complet de la personne, tant sur le plan biologique, psychologique que social, c'est le psychiatre.

On peut le consulter directement ou sur recommandation d'un autre professionnel de la santé comme par exemple; le médecin de famille, le psychologue, le travailleur social, l'infirmière..

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Suite au diagnostic du psychiatre, les méthodes de traitement les plus fréquemment utilisées sont la prescription de médicament (antidépresseurs, sédatifs, anxiolytiques, antipsychotiques, lithium, etc.), psychanalyse, l'incarcération du patient dans un hôpital psychiatrique, la contention physique, la contention chimique, les traitements par l'électro-choc et dans certains cas toutefois moins fréquents, la chirurgie au cerveau, pourquoi induire le public en ereur? Un psychiatren'est pas un psychothérapeute, donc nommez vous par votre titre réel qui est un psychiatre. Soyez fier de votre profession et de votre titre.

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Pourquoi la médecine officielle ne nous suffirait-elle pas?

Par amigainc
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Vendredi 24 juillet 2009
- Publié dans : Psych'Arts

Article imprimable original de la revue Sciences Humaines.
 
Article de la rubrique « Echos des recherches »

Mensuel N° 145 - Janvier 2004
Voyages, migration, mobilité


Un statut pour les psychothérapeutes ?


CLAUDIE BERT 


Pourquoi l'amendement Accoyer sur le statut de psychothérapeute soulève-t-il de nombreuses questions et inquiétudes dans le monde psy ?


Un amendement visant à doter les psychothérapeutes d'un statut, présenté par le député UMP Bernard Accoyer, a été voté sans débat par l'Assemblée nationale, le 14 octobre dernier. Aujourd'hui, le débat fait rage, non seulement dans le milieu psy, mais aussi dans la presse.

A priori, on peut s'en étonner. L'objectif proclamé de ce texte est d'empêcher les gens en quête d'aide psychologique de devenir victimes d'un charlatan ou d'un gourou, recrutant pour sa secte et s'autoproclamant « psychothérapeute » - ce que la loi, aujourd'hui, lui permet. Tout le monde devrait être d'accord, semble-t-il !

Tout le monde est d'accord... sur l'objectif, mais pas sur les moyens. Ce que propose l'amendement, c'est de réserver le titre de psychothérapeute aux psychiatres, médecins et psychologues. Les adversaires de cette limitation estiment qu'elle sera inefficace quant à la protection du public, mais qu'elle aura en plus des effets pervers.

Le débat sur le statut des « psy » dure depuis des années. Les psychiatres sont les seuls à avoir une identité claire : ce sont des médecins spécialisés dans l'étude et le traitement des maladies mentales. Les psychologues ont eu beaucoup plus de mal. Ce n'est que depuis 1985 que le titre professionnel de psychologue est réservé aux titulaires d'un diplôme de haut niveau en psychologie, à bac + 5.

Reste le problème des psychothérapeutes. Qui sont-ils ? On ne peut les définir par leur statut, puisqu'ils n'en ont pas. Ni par leur diplôme ou leur formation, puisqu'aucune n'est exigée. N'importe qui peut se déclarer psychothérapeute. Leur seul point commun est d'utiliser des moyens psychologiques pour venir en aide à la personne qui s'adresse à eux. Les charlatans et autres gourous de secte, qui ne peuvent plus inscrire « psychologue » sur leur plaque, peuvent donc impunément se rabattre sur « psychothérapeute »...

L'amendement Accoyer...

C'est à ce vide juridique que veut remédier l'amendement Accoyer. Ce n'est pas un coup d'essai : en 2000, Bernard Accoyer, député et médecin, avait organisé un colloque sur « Les psychothérapies et la loi » ; en 2001, il avait déposé une proposition de loi, qui avait été écartée. La nouvelle mouture va être présentée au Sénat.

Voyons donc le texte : « Les psychothérapies constituent des outils thérapeutiques utilisés dans le traitement des troubles mentaux. Les différentes catégories de psychothérapies sont fixées par décret du ministre chargé de la Santé. Leur mise en oeuvre ne peut relever que de médecins psychiatres ou de médecins et psychologues ayant les qualifications professionnelles requises fixées par ce même décret. » Suit une disposition destinée à permettre aux praticiens en activité, mais non médecins ni psychologues, de poursuivre leur activité moyennant évaluation par un jury.

... et les critiques qu'il suscite

Ce texte pose problème sur différents points. Pourquoi limiter la psychothérapie au « traitement des troubles mentaux » ? Certes, cette utilisation existe; les patients souffrant de dépression grave, de schizophrénie, d'anxiété généralisée suivent souvent une psychothérapie, parallèlement à leur traitement par des médicaments. Et « il est prouvé que l'association psychothérapie-pharmacothérapie est plus efficace que l'une d'entre elles appliquée séparément ». Mais qu'en sera-t-il de tous les autres motifs d'entrée en psychothérapie ? Selon un sondage BVA, réalisé entre décembre 2000 et mars 2001 pour la revue Psychologies et la Fédération française de psychothérapie auprès de 8 061 adultes, 5 % suivent ou ont suivi une psychothérapie. Les motifs de thérapie de ces gens ordinaires, interrogés par téléphone, sont un « sentiment de mal-être ou trouble gênant », comprenant la dépression, l'angoisse, le manque de confiance en soi (26 %) ; des « problèmes relationnels » (23 %) ; un « traumatisme »(22 %) ; « pour mieux se connaître » (13 %) ; des « problèmes psychosomatiques »(10 %). Auprès de qui ces « gens ordinaires » recevront-ils une aide pour leurs souffrances, ou leur quête d'eux-même ? On peut craindre que ce public - qu'on cherche à protéger - se tourne alors vers un professionnel rebaptisé « conseiller », « coach », etc. - sans avoir davantage de garantie quant à sa formation. On n'aurait ainsi que déplacé le problème.

L'amendement propose par ailleurs de « réserver la psychothérapie aux médecins psychiatres, médecins, psychologues ». Ce qui revient à poser la question suivante : comment forme-t-on un psychothérapeute ? Question à laquelle on ne peut répondre sans en poser une autre : la psychothérapie est-elle une thérapie comme les autres ? Non, affirment certains : la relation soignant-patient ne serait pas la même entre un médecin et son patient qu'entre un psychothérapeute et son patient. Dans le premier cas, c'est le médecin qui sait : le patient décrit les symptômes dont il souffre, il attend un diagnostic et un traitement, son rôle se limitant ensuite à suivre ce traitement. Dans le second cas, c'est le patient qui sait : ses souffrances ont pour origine son histoire, sa personnalité, et le rôle du thérapeute est de le rendre conscient de ce savoir, de l'aider à modifier ce qui le fait souffrir, à devenir plus autonome.

Dans ce cadre, être titulaire d'un diplôme de médecin psychiatre, de médecin ou de psychologue est-il nécessaire, et suffisant ? Des connaissances médicales minimums semblent en effet nécessaires pour reconnaître une tendance suicidaire ou un délire, et l'urgence d'un traitement médicamenteux. Mais faut-il, pour les acquérir, avoir suivi un cursus complet d'études médicales ? Ou suffit-il d'inclure un enseignement de psychopathologie dans les formations à la psychothérapie ?

Ce qui rendrait donc le médecin « utile et non nuisible » à son malade, ce serait un maximum de connaissances médicales ; Mais cela suffit-il pour être un psychothérapeute ? Selon certaines études sur l'efficacité des psychothérapies, la motivation du patient et la qualité du thérapeute priment sur la méthode employée. Ainsi, dans le sondage BVA cité plus haut, 84 % des personnes ayant suivi une psychothérapie s'en disent satisfaites - mais une sur cinq n'est pas capable d'identifier la méthode suivie ; alors que 86 % ont apprécié, chez leur thérapeute, le fait qu'il sache écouter, et 42 %, qu'il soit discret. Ce qui rendrait donc le thérapeute « utile et non nuisible » à son patient serait la qualité de leur relation.

Or, cette qualité ne s'acquiert pas par un savoir théorique mais, comme les psychanalystes l'ont établi les premiers, par un travail sur soi-même, qui seul permet : de contrôler le transfert des sentiments, positifs ou négatifs, du patient sur le thérapeute, et le contre-transfert des sentiments du thérapeute sur le patient ; et de bien situer la relation dans un cadre professionnel. C'est ce travail sur soi, souvent prolongé par une supervision exercée par ses pairs, qui évite au thérapeute de nuire à son patient en se montrant hostile ou séducteur, ou en abusant de son influence pour le rendre dépendant.

Ce travail, les psychiatres l'ont-ils fait ? Certains oui, mais en dehors de l'université - au cours d'une analyse personnelle, par exemple ; nombreux sont ceux qui n'ont « aucune idée de ce qu'est la relation médecin-malade ou de ce qu'est la psychothérapie, autrement que par ce qu'ils en ont vu à l'hôpital », estime Edouard Zarifian. On est donc loin de l'idée du président du Syndicat privé des psychiatres, selon laquelle « le psychiatre est par définition un psychothérapeute ». On peut d'ailleurs noter qu'en Autriche, lorsque la psychothérapie a été dotée d'un statut, les psychiatres ont essayé de dire qu'ils étaient des psychothérapeutes par nature ; mais cette prétention a été rejetée, et ils ont été astreints à une formation spécifique.

Dernier point litigieux : l'amendement Accoyer envisage un décret pour fixer les « qualifications professionnelles requises » des psychiatres, médecins et psychologues, et un jury pour agréer les psychothérapeutes non-médecins en exercice. Mais qui inspirera ce décret, qui fera partie du jury ?

Si ce sont, pour l'essentiel, des psychiatres, comme cela a été le cas pour l'amendement et pour les colloques et rapports dont il s'est inspiré, on peut craindre que l'importance du travail sur soi ne soit sous-estimée. Les psychothérapeutes non-médecins n'ont jamais été consultés. Or, ils ont un autre modèle à proposer, proche de celui qui a force de loi en Autriche depuis 1990 : un statut de psychothérapeute, attribué à l'issue d'un cursus de formation spécifique, en 3 200 heures réparties sur sept années. Il inclut une formation de base (à la psychopathologie, à l'éthique...), un travail sur soi ; puis une formation à une méthode donnée, avec travail sur soi et pratique sous supervision. Peut-être vaudrait-il mieux étudier ce modèle, quitte à l'amender, que médicaliser à l'excès le champ de la souffrance psychique ?


 

Statut du psychothérapeute et démocratie à la française

Tous sont d’accord pour élaborer une règlementation, nécessaire, et tous y ont participé en de longues séances et une position relativement acceptable par tous est née. Or le président Accoyer piétine ce travail en poussant des amendements très tard de nuit lorsque très peu de députés sont encore présents et au mépris total de tout le travail réalisé ! C’est le fait du prince, parce que ce monsieur a des motifs personnels dans sa famille et des comptes à régler, et un véritable déni de démocratie !

Une nouvelle fois après bien des disciplines où des chercheurs courageux ont élaboré des pans entiers de la connaissance (la phytothérapie, par exemple), nous assistons à la tentative outrageuse du pouvoir médical en place, de mettre la main dessus pour tout contrôler ! Pensez qu’il n’est pas exigé aux psychologues ni aux psychiatres, ni aux “professeurs d’université”, de faire un travail sur eux-mêmes, ce qu’ils ne font en général pas, se contentant de leurs connaissances intellectuelles, et dans notre pays essentiellement lacaniennes et ignorantes de Jung; et ces messieurs voudraient contrôler les psychothérapeutes ! C’est un scandale total et un risque grave pour nos libertés civiques !

 

[MAJ] après lecture du magazine, le gouvernement cherche à normaliser les formations et non à suivre les praticiens. Ce qui est une grossière erreur. Jamais une école ne permettra de développer l'honnêteté et le sérieux d'un futur thérapeute, quelles que soient les techniques inculquées, si ce dernier n'est pas déjà dans une démarche d'écoute, d'accompagnement, de sensibilité. C'est du cas par cas, et on a le même problème avec le caractère pédagogique des enseignants. Tous ces métiers ne se limitent pas à des savoirs bibliques, mais à la personnalité, à l'expérience et à l'ouverture de leurs protagonistes.
Par amigainc
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Samedi 18 juillet 2009
- Publié dans : Psych'Arts
Musicothérapie - La musique, une forme de thérapie complémentaire ?
 
Médecine alternative : harpe, lyre et compagnie..., des remèdes contre les maladies cardio-vasculaires et pour aider à diminuer le stress des patients lors des séances de soins intensifs ? L'idée d'utiliser la musique comme soutien aux soins pour faciliter la vie des patients et les soutenir dans la voie de la convalescence (dimension psychosociale de la thérapie) gagne de plus en plus d'importance dans le monde. Et, depuis le 1er juillet 2009, l'Autriche est le premier pays européen à statuer clairement sur 0la musicothérapie. C'est donc l'occasion de faire un tour d'horizon de ce domaine en Autriche.

Législation: 

Le conseil national autrichien avait créé une loi concernant la musicothérapie en juin 2008. Cette loi est entrée en vigueur le 1er juillet 2009. L'Autriche est ainsi le premier pays européen à reconnaître (et revendiquer) la musicothérapie comme une forme de thérapie autonome, scientifique et artistico-créative. Si la musicothérapie joue avant tout un rôle de prévention, elle permet aussi de traiter certaines maladies chroniques telles que l'hypertension, la migraine, la dépression ou la maladie d'Alzheimer. Elle aide aussi à la réhabilitation et à la promotion des compétences sociales. La loi du 1er juillet 2009 vient (enfin) statuer clairement sur les normes de formation des musicothérapeutes et de pratique de la musicothérapie en Autriche. 

La Basse-Autriche, moteur de la musicothérapie en Autriche: 

La région de Basse-Autriche (Land Niederösterreich) soutient depuis des années la recherche sur l'utilisation des effets de la musique comme thérapie. Elle est un terrain fertile pour les musicothérapeutes dont la majorité (80%) y est installée ainsi que dans la région de Vienne (Land Wien). 
En 1999, un Institut d'ethno-musicothérapie a été créé sous l'impulsion du musicothérapeute Gerhard Tucek dans la région de Waldviertel (Basse-Autriche) et dans le cadre du projet pilote "humanisation des soins intensifs" actuellement mené en collaboration avec l'hôpital public (Allgemeines Krankenhaus [AKH]) et l'Université de musique et d'art du spectacle (Universität für Musik und darstellende Kunst) de Vienne. 
Toujours dans le Waldviertel, le Centre psychosomatique de Eggenburg vient d'entamer depuis peu l'étude clinique de la musicothérapie. 

But et effets de la musicothérapie

De toutes les études et de tous les projets, le but principal de la Basse-Autriche est de promouvoir l'utilisation de la musique et de ses bienfaits pour une meilleure qualité de vie. La musicothérapie soutient le processus thérapeutique en agissant sur le système nerveux végétatif. Le but principal d'une thérapie est, à travers les effets de la musique, de rétablir la variabilité vitale du rythme cardiaque et de permettre aux patients atteints d'un stress chronique de retrouver un rythme cardiaque régulier tout en conservant une zone de fluctuation rapide. 
Selon le Professeur d'Université Klaus-Felix Laczika, vice-directeur médical de la station de soins intensifs de la clinique universitaire de médecine interne de l'hôpital public de Vienne, l'homme est en meilleure santé d'autant que sa capacité à modifier son rythme cardiaque avec son souffle est grande. A travers la communication, le musicothérapeute aide le patient dans cette tâche. Le patient est alors plus calme, plus détendu et ainsi mieux disposé à subir les soins que le traitement lui impose. 
Selon Gerhard Tucek, la musicothérapie est un bon moyen de réduire la peur et l'anxiété. Bien sûr, l'utilisation de la musicothérapie dépend naturellement des goûts de chaque patient. Un dialogue préliminaire avec celui-ci est donc nécessaire. 
Klaus-Felix Laczika est convaincu des vertus thérapeutiques de la musique de Jean-Sébastien Bach. Concrètement, le musicothérapeute vient à l'hôpital deux fois par semaine avec différents instruments (harpe, lyre) et fait de la musique avec les patients. Beaucoup de patients prennent part à la musique en bougeant, chantant etc. raconte-il avec enthousiasme. En dehors de cet enthousiasme, l'effet physiologique de la musique sur le rythme cardiaque du patient est mesuré à l'aide des appareils de recherche destinés à apprécier le stress. Le rêve de Laczikas serait de réduire les besoins de sédatifs ou d'analgésiques des patients grâce à la musicothérapie. Quelques expériences dans ce domaine ont déjà été menées avec les patients. 

Activités de recherche

L'impulsion des recherches interdisciplinaires sur la musique et le cerveau a été donnée en Autriche en 1973 pendant "l'été de Carinthie". Toutefois, l'utilisation de la musicothérapie au sein d'Institutions médicales telles que l'AKH était encore inconcevable il y a quelques années. La recherche dans ce domaine s'est avant tout développée aux Etats-Unis, en Angleterre, au Japon, en Australie mais aussi en Allemagne et en Italie. 
Ce n'est que suite à la publication à New York d'un article sur "l'effet Mozart" que l'Autriche a retenu une attention particulière pour le thème des relations de la musique avec la santé mentale et physique. Et, en 2003, à Vienne, l'I.M.A.R.A.A. (International Music and Art Austria Research Association) fût fondée en tant qu'association d'Institutions autrichiennes, dont le but est d'explorer l'impact de la musique en médecine et dans l'éducation. 
De son côté, l'Université de médecine de Salzbourg a lancé, dès 2003, un vaste programme de recherche concernant les applications médicales de la musique. Sous la direction générale de Vera Brandes, des études scientifiques et cliniques pouvant comprendre jusqu'à 200 patients, examinent les effets de la musique dans un processus médical thérapeutique. Les résultats publiés et internationalement reconnus montrent une amélioration de la variabilité de la fréquence cardiaque et des effets positifs dans le traitement du syndrome de "burn-out" et de la dépression. De même, il a déjà été montré que la musique diminue sensiblement et durablement l'hypertension. 

Les acteurs de la musicothérapie en Autriche

1) Univ.-Prof. Klaus-Felix Laczika : vice-directeur médical de la station de soins intensifs de la clinique universitaire de médecine interne de l'hôpital public de Vienne [Allgemeines Krankenhaus (AKH), Wien]. 
2) Univ.-Prof. Christoph Zielinski & Prof. Gertraud BerkaSchmid : professeurs à l'Université de musique et d'art du spectacle de Vienne (Universität für Musik und darstellende Kunst, Wien). 
3) Gerhard Tucek : fondateur de l'Institut d'ethno-musicothérapie de la région de Waldviertel en Basse-Autriche [Land Niederösterreich]. 
4) Wolfgang Sobotka : membre du gouvernement provincial de la région de Basse-Autriche. 

Les lieux de la musicothérapie en Autriche

1) Clinique universitaire de médecine interne de l'hôpital de Vienne [AKH Wien]. 
2) Université de musique et d'art du spectacle de Vienne [Universität für Musik und darstellende Kunst in Wien]. 
3) Land Niederösterreich : acteur clé pour le développement de la loi sur la musicothérapie. 
4) Institut d'ethno-musicothérapie [Institut für ethno-musik-therapie] dans la région de Waldviertel (Basse-Autriche). 
5) Centre psychosomatique de Eggenburg (Waldviertel). 
Ministère des Affaires Etrangères et Européennes
Par amigainc
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iMusician / Jamendo

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